Retour sur la conférence IA du 7/11/2025
L’intelligence artificielle : une révolution de la connaissance plus qu’une révolution technologique.
Le 7 novembre 2025, lors d’une conférence donnée à ARES Formation, David Lacan a présenté une vision lucide et inspirante de l’intelligence artificielle (IA). Loin des fantasmes ou des peurs, il invite à comprendre cette technologie comme un levier de gouvernance de la connaissance, plutôt qu’un simple outil informatique.
Comprendre l’IA : le règne des données et des modèles
L’intelligence artificielle moderne repose sur les LLM (Large Language Models), ces modèles d’apprentissage capables de comprendre et de générer du texte grâce à des milliards de paramètres.
Pour donner une idée de l’échelle : 70 milliards de paramètres, cela représente plus de 2 200 ans en secondes.
Ces modèles s’appuient sur une masse colossale de données — sites web, livres, articles, conversations — où la qualité et la quantité font la performance. L’IA apprend des mots, mais surtout des relations entre les mots, en transformant le langage en vecteurs numériques et en tokens, ces unités élémentaires de texte qui structurent la compréhension machine.
Les limites de l’IA : entre précision et illusion
Toute puissance a ses failles.
La quantization, utilisée pour alléger les modèles, réduit leur précision.
Les hallucinations — ces réponses fausses mais convaincantes — rappellent que l’IA n’est pas infaillible.
Son fonctionnement non déterministe et son contexte limité montrent que la machine raisonne sans conscience : elle calcule des probabilités, elle ne comprend pas au sens humain du terme.
L’IA en entreprise : moteur de performance et de transformation
Pour les entreprises, les enjeux sont clairs :
+70 % de productivité
+63 % d’expérience client améliorée
+56 % de croissance commerciale
+59 % de performance marketing
Mais au-delà des chiffres, il s’agit d’une transformation organisationnelle profonde.
L’intégration de l’IA n’est pas un projet IT, mais un projet de gouvernance de la connaissance.
L’objectif : utiliser, structurer et valoriser les données internes pour gagner en maîtrise, en productivité et en cohérence.
Certaines entreprises vont plus loin : elles développent leur propre LLM, connecté à leurs outils métiers (ERP, CRM, intranet), garantissant la confidentialité et la pertinence des informations.
Cela suppose de nouvelles compétences :
expertise en IA et matériel,
maîtrise des systèmes d’information,
savoir-faire en développement et intégration.
Exemple concret : le ChatBot d’entreprise
Chez ARES Formation, un ChatBot basé sur un LLM illustre parfaitement ces enjeux.
Pensé pour accompagner les services administratifs, il collecte, centralise et restitue l’information en temps réel.
Les bénéfices sont multiples :
disponibilité 24h/24 et 7j/7,
désengorgement des services RH et IT,
accès instantané à l’information,
meilleure expérience employé,
cohérence des réponses,
et amélioration continue grâce à la collecte des données.
L’IA conversationnelle devient ainsi un collaborateur numérique, fiable et évolutif.
Éthique et posture : entre vision et responsabilité
L’IA interroge aussi notre rapport à la responsabilité.
Elle exige une vigilance constante sur les questions de données personnelles et de conformité RGPD.
David Lacan met en garde contre deux dérives :
le technicien sans vision, prisonnier de la performance technique,
le visionnaire sans rigueur, qui oublie la réalité des contraintes.
L’enjeu est d’incarner une troisième voie : celle du prophète lucide, qui allie expertise, éthique et créativité humaine.
Conclusion : l’humain au cœur de l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle n’a pas vocation à remplacer l’humain, mais à étendre sa capacité de comprendre, d’organiser et de décider.
Ce n’est pas un outil de domination, mais un instrument de gouvernance.
La véritable intelligence — qu’elle soit artificielle ou non — réside dans la manière dont nous l’utilisons : avec responsabilité, lucidité et ambition.
